Aide humanitaire et appui à la société civile birmane

La France joue un rôle très actif en matière d’aide humanitaire à la Birmanie. Cette assistance bénéficie directement à la population birmane, sous forme d’aide alimentaire, de formations médicales, d’aide d’urgence apportée par des ONG françaises et le financement de projets d’organisations de la société civile birmane.

•Depuis 2012, l’aide humanitaire d’urgence française provient principalement du Centre de crise du Ministère des affaires étrangères et du développement international. Transitant par nos partenaires de terrain, ONG internationales, ou agences de terrain l’aide humanitaire d’urgence vise à répondre aux besoins des populations vulnérables.

•Pour répondre aux situations les plus graves, le ministère des Affaires étrangères mobilise également l’Aide alimentaire programmée, complémentaire de l’aide d’urgence. Cette aide (plus de 1,6 millions d’euros depuis 2012) permet de répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels les plus prégnants. Elle permet aussi de renforcer la résilience des populations, c’est-à-dire leur capacité à faire face aux situations d’urgence. En 2014, la France s’est engagée à renforcer de manière significative ses interventions dans le domaine de la nutrition dans le cadre de son assistance alimentaire.

•Dans un cadre d’ouverture progressive de la Birmanie, l’action humanitaire doit également être mise en oeuvre dans le cadre de projets de développement de plus long terme, ce que la Division du Partenariat avec les ONG (DPO) de l’Agence Française de Développement s’est engagée à faire depuis 2012. 1,75M€ ont ainsi été attribués aux ONG Première-Urgence Aide-Médicale Internationale, le GRET, et Triangle Génération Humanitaire pour la période 2012-2013.

•La France intervient par ailleurs en Birmanie dans le cadre multilatéral. Elle est le deuxième contributeur du Fonds mondial de lutte contre le sida (près de 14 millions de dollars versés pour la Birmanie en 2014), la tuberculose et le paludisme dont la Birmanie bénéficie et le deuxième contributeur de l’aide européenne.

•La France a réitéré et renforcé son de l’appui à la société civile birmane : depuis 2008, l’ambassade dispose d’une enveloppe d’environ 80 000 € consacrée à des micro-projets émanant de structures birmanes. Ces subventions permettent de soutenir la société civile birmane dans le cadre du processus de transition économique et sociale en cours. En outre, un Fonds Social de Développement de 500 000 € a été mis en place en 2012 pour une durée de trois ans. Les projets financés (liberté d’expression, environnement, agriculture, lutte contre les violences faites aux femmes, VIH/Sida)., sont destinés à lutter contre la pauvreté et l’exclusion en agissant au plus près des communautés.

L’aide humanitaire et au développement transite en grande partie par les ONG françaises auxquelles la France apporte son soutien./.

Présentation de l’aide française dans le Rakhine (Arakan)

Deuxième État le plus pauvre de Birmanie, le Rakhine (Arakan) fait l’objet d’une attention particulière de la part de la France. La situation humanitaire y reste difficile pour les populations du nord de l’État, notamment pour celles qui ont été déplacées, tout particulièrement pour les Rohingyas.

La France apporte directement et indirectement une aide humanitaire importante à ces populations.

Cet appui passe par le financement d’ONG, d’une part directement à travers le CIAA (Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire) et les fonds d’urgence du CDCS (Centre de Crise et de Soutien), d’autre part indirectement à travers les fonds des agences des Nations Unies et des programmes de l’Union européenne, notamment ECHO, auxquels la France contribue. Depuis 2012, les financements directs de la France s’élèvent en moyenne à 600 000 € par an, et ils sont de l’ordre de 2 M€ par an pour les financements indirects.

Plusieurs ONG françaises, présentes pour certaines depuis plus de 20 ans dans le nord du Rakhine, mènent des projets de prévention et de lutte contre la malnutrition, d’amélioration des moyens de subsistance et de la sécurité alimentaire, d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de santé mentale.

La nécessité d’une aide au développement est aussi prise en compte, essentiellement avec des projets dans le domaine agricole (apport d’innovations techniques et structuration de réseau de groupes paysans). Enfin, le rapprochement des communautés musulmanes et bouddhistes est une dimension importante de l’aide française.

Cette approche s’inscrit dans le cadre de celle de la communauté internationale et des autres bailleurs de fonds, avec lesquels une concertation régulière est menée, comme avec les autorités nationales et locales, ainsi que les différentes communautés du Rakhine.

publié le 23/06/2016

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