De New York à Rangoun : Mo Hom, success-story d’une créatrice de mode

Née à Pyin-Oo-Lwin, Mo Hom a quitté la Birmanie après l’université pour poursuivre ses études supérieures aux Etats-Unis. Attirée par l’une des capitales de la mode, New York, elle s’y est installée pendant 10 années au cours desquelles elle a d’abord obtenu un diplôme à la New York School of Design avant de travailler pour deux maisons de couture new-yorkaises. Elle a finalement créé sa propre marque « Lotus Hom New York » en novembre 2010.

JPEG - 96.3 ko
Copyright : Mo Hom

Mon Hom : une signature mêlant élégance, simplicité et diversité de styles

Si elle est rentrée en Birmanie une première fois en décembre 2010, elle l’a fait avec l’idée d’y investir le secteur de la mode. Tout en maintenant ses activités outre-Atlantique, son projet de retour a peu à peu fait son chemin pour se concrétiser pleinement en novembre 2012, dans une Birmanie en pleine transition. C’est à cette date que Mo Hom est enfin parvenue à enregistrer sa marque « Mon Precieux New York » en Birmanie, et qu’elle s’y est réinstallée pour de bon.

Ses créations sont généralement décrites comme intemporelles, sophistiquées, féminines ; un prêt-à-porter confortable mais qui ne sacrifie ni l’élégance ni le glamour. Alliant des matières issues aussi bien de Birmanie que d’Europe ou d’Asie du-Sud-Est, mariant à la fois le coton, la soie ou le lin, Mo Hom exprime dans ses productions la diversité des influences et des héritages dont elle est issu. Elle garde de son expérience américaine un goût pour des coupes très occidentalisées. Mais elle reste également foncièrement birmane, shan pour être plus précis, en bâtissant ses collections autour de l’usage de tissus traditionnels, des longyis, un « must-have » de l’élégance féminine 100% birmane. Ces étoffes typiques sont entièrement produites dans le pays et témoignent, selon la créatrice, d’un savoir-faire unique.

En avril 2013, Mo Hom effectuait son premier défilé de mode à Rangoun, présentant une collection féminine dans les jardins de l’hôtel Governor’s Residence. Le 1er novembre dernier, la galerie d’art TS1, propriété d’Ivan Pun, a accueilli le lancement d’une nouvelle collection été/hiver 2015, inaugurant au passage des créations pour hommes et enfants.

Un entreprenariat ambitieux et au service des autres

De retour en Birmanie quelques temps après les élections de novembre 2010, Mo Hom se souvient encore des changements déjà à l’œuvre à cette époque dans son pays d’origine. Dans un entretien accordé à cette ambassade, la jeune créatrice de mode s’est remémoré les difficultés auxquelles elle avait dû faire face pour obtenir l’enregistrement de sa marque. La jeune femme d’entreprise s’est aussi félicité des progrès connus par le milieu des affaires, des améliorations du système bancaire birman, des services de télécommunications tout en rappelant que de nombreux efforts restaient à accomplir. Désireuse de développer sa marque en dehors de Birmanie, Mo Hom a par ailleurs annoncé qu’elle était actuellement en phase de prospection à Paris et Londres, ayant été sollicitée par des investisseurs européens pour y lancer sa marque.

Confiante sur l’avenir des femmes en Birmanie qui, selon la créatrice bénéficient de plus d’opportunités professionnelles et sociales que par le passé, Mo Hom souhaite également que les activités des investisseurs et entrepreneurs puissent profiter aux femmes de ce pays. C’est ce qu’elle s’attache à réaliser en offrant, dans ses propres ateliers, des possibilités d’emploi et de formation aux femmes birmanes. Elle s’est aussi engagée dans le cadre de sa fondation « Lotus Hom Foundation for women and children  » à utiliser une partie des profits de son entreprise au bénéfice des socialement plus fragiles.

Retrouvez les créations de Mo Hom sur sa page Facebook (www.facebook.com/MonPrecieuxNewYork) ou en la contactant directement (Email : rosegoldmountain@gmail.com)

publié le 02/12/2014

haut de la page