1- LA PROMOTION ET LA PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME ET DES PROCESSUS DE DEMOCRATISATION EN BIRMANIE.
Depuis les élections de 1990, la France n’a eu de cesse, avec ses partenaires de l’Union européenne, d’appeler à la reprise d’un processus politique permettant, par le dialogue, de parvenir à la réconciliation nationale et à l’établissement de la démocratie et du respect des droits de l’homme en Birmanie. Dans cette perspective, la France a très largement fait sien le combat de Mme Aung San Suu Kyi qui a été décoré à Rangoun le 15 janvier 2012 des insignes de Commandeur de la légion d’honneur.

La défense et la promotion des droits de l’homme et de la démocratie sont au cœur des intérêts de la France en Birmanie. La France a salué depuis 2011 les gestes positifs faits par les autorités birmanes dans ce sens, notamment les libération de nombreux prisonniers de conscience, la signature par le président Thein Sein de la loi sur l’organisation du travail adoptée par le parlement qui reconnaît aux Birmans le droit de faire grève et de se syndiquer librement ; la décision de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) de participer au jeu politique suite à l’amendement à la loi sur l’enregistrement des partis politiques qui permet à la LND de participer aux élections législatives partielles du 1er avril, et les l’organisation de discussions avec les groupes ethniques.
Lors de sa visite en janvier 2012, le ministre des Affaires étrangères a encouragé le président Thein Sein et les autorités birmanes à poursuivre et à amplifier le mouvement de démocratisation amorcé en 2011, en prenant des mesures concrètes en faveur de la réconciliation nationale, des droits de l’homme et des minorités et de la démocratisation. Tout en saluant les réformes mises en œuvre depuis plusieurs mois, la France souligne l’importance qu’elle attache à ce que :
• tous les prisonniers politiques encore en détention soient libérés sans délai et sans conditions ;
• le réglement des questions ethniques s’accélère notamment dans le Kachin où les combats se poursuivent et dans l’Arakan où la situation humanitaire est préoccupante.
La France souligne également l’importance pour la Birmanie de signer, ratifier et respecter toutes les grandes conventions internationales garantissant la protection des droits de l’homme.
Pour connaître toutes les déclarations officielles françaises concernant la Birmanie notamment dans le domaine des droits de l’homme.
A New York et à Genève les autorités françaises entretiennent un dialogue soutenu avec les pays asiatiques et mobilisent les instances internationales en faveur du changement en Birmanie. La France à l’ONU
Plusieurs ONG sont mobilisées en France, pour la promotion de la démocratie et la défense des droits de l’homme en Birmanie, notamment :
AMNESTY INTERNATIONAL
COLLECTIF AUNG SAN SUU KYI FRANCE
HUMAN RIGHTS WATCH
INFO BIRMANIE
REPORTERS SANS FRONTIERES
2- LA PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA DEMOCRATIE : UNE PRIORITE POUR LA FRANCE.
La promotion et la protection des droits de l’homme et des processus de démocratisation est de manière générale une composante majeure de la politique étrangère de la France et de l’Union Européenne

Le juriste français René Cassin (prix Nobel de la paix) a été l’un des principaux négociateurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Aujourd’hui, la France joue un rôle actif au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui siège à Genève. Elle y appuie, aux côtés de ses partenaires européens, des résolutions concernant les régions ou les pays où ces droits sont gravement et systématiquement violés et des résolutions sur des thèmes tels que l’extrême pauvreté, les enfants-soldats ou les disparitions forcées. Elle y milite également pour la ratifi cation universelle des conventions protectrices des droits de l’homme, par exemple celle qui a établi en 2002 le Tribunal pénal international pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité ou le génocide. Elle lutte contre l’impunité en soutenant, par exemple, les travaux du tribunal qui juge les Khmers rouges au Cambodge.
Au sein de l’Union européenne, la France souhaite donner à la Charte des droits fondamentaux une portée juridique. Au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) issue de l’acte final d’Helsinki de 1975, elle veille de la même façon au respect par ses membres, notamment les pays en transition issus de l’ancienne URSS, des engagements pris en matière de libertés fondamentales et d’institutions démocratiques, par exemple en participant aux missions d’observation des élections.
Parallèlement, la France renforce sa propre législation en matière des droits de l’homme (loi de 2004 contre l’antisémitisme et le racisme, création en 2005 de la Haute autorité pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité, la Halde, saisie directement par les victimes des discriminations).
Pour en savoir plus sur la politique française dans le domaine des droits de l’homme.
