Interview du Dr Charles-William Carrière, le nouveau dentiste français de Rangoun

Récemment installé à Rangoun, le Dr Charles-William Carrière nous dit quelques mots de son parcours et des motivations qui l’ont conduit à poursuivre sa carrière en Birmanie. Son arrivée comble une lacune. Nul doute que la communauté expatriée, notamment française, trouvera auprès de lui une alternative bienvenue aux coûteux déplacements dentaires hors du pays.

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Le Dr Chales-William Carrière et son équipe

Pourquoi avez-vous pris la décision de vous installer en Birmanie ?

Après 10 ans d’exercice à Monaco, j’ai eu envie d’entamer une nouvelle expérience, découvrir une culture différente et vivre un nouveau défi.
Je suis venu en Birmanie dans un premier temps en vacances en décembre 2013, et j’ai été immédiatement intéressé par le pays, les gens et la végétation. Je me suis dit que c’était l’endroit idéal pour entreprendre une nouvelle vie avec ma famille.

Quelle image aviez-vous du pays avant de vous y installer ?

Je ne connaissais pas du tout avant de venir pour la première fois. J’avais entendu parler d’un très beau pays.

Quelles sont les premières difficultés auxquelles vous avez dû faire face en arrivant (à titres personnel et professionnel) ?

Les difficultés sont malheureusement encore nombreuses, la première étant la difficulté financière. En effet, il faut avancer un an de loyer, et en liquide pour le logement. Tout le monde ne peut pas régler une telle somme d’avance.
Rangoun étant actuellement chaotique, avec des difficultés pour se déplacer, il est recommandé d’avoir son propre moyen de locomotion et les prestations d’un chauffeur privé sont assez élevées.
Ensuite ce sont des difficultés que l’on rencontre dès lors que l’on s’expatrie, la langue par exemple. Bien que les Birmans fassent des efforts pour parler anglais, la communication n’est pas toujours facile.
Le climat est également une donnée à ne pas négliger. Nous sommes arrivés au mois d’avril avec notre bébé de 4 mois et la chaleur était particulièrement écrasante à cette époque et ce jusqu’au mois de juin. Puis arrivent les pluies, où la mousson est apparemment violente.
Puis, il y a bien évidemment toutes les contraintes sanitaires. Le Docteur Olivier CATTIN est d’une grande aide dans ce domaine.

4. Quelles sont vos premières impressions sur le pays ?

Le pays est absolument magnifique. On sent un changement et une amélioration constante.

5. Quelle formation avez-vous suivi pour exercer aujourd’hui cette profession ?

J’ai tout d’abord fait mon cursus universitaire en Espagne, à Madrid, où j’ai obtenu mon doctorat en 2002. Mon père étant lui-même dentiste, il m’a souvent encouragé à multiplier au maximum les opportunités de formation un peu partout en Europe. Puis j’ai décidé de passer un diplôme universitaire (DU) de chirurgie à Dijon et un « postgraduate » à New-York.

6. Avez-vous déjà vécu et exercé à l’étranger ?

Après l’Espagne, j’ai exercé 2 ans à Londres. Enfant, j’ai vécu pendant 5 ans au Gabon.

7. Que savez-vous de l’offre en soins dentaires en Birmanie ? Comment évaluez-vous la situation ?

Comme tout pays longtemps coupé d’une partie du monde et qui s’ouvre à peine depuis quelques années il y a énormément de retard, surtout dans les domaines de l’hygiène et de l’asepsie, et des lacunes dans les nouvelles technologies. J’ai remarqué pourtant que des entreprises de distribution de matériel en tout genre arrivaient sur le marché et que l’université commençait à former une assez bonne génération de dentistes.

8. Parlez-nous également de la clinique dans laquelle vous vous installez. Etes-vous associé avec un praticien birman ? Comme s’est formé votre association ?

Je suis évidemment associé à un partenaire local, un dentiste birman. Je l’ai rencontré pendant mes vacances. J’ai fait un petit tour des cabinets dentaires et on s’est tout de suite entendu. Je suis revenu plusieurs fois pour lui faire des chirurgies et l’association a débuté.

9. Quels services offrez-vous ? A quelle clientèle vous adressez-vous ?

Je suis omnipraticien mais ces dernières années j’étais plus orienté vers les chirurgies. Ici, à part l’orthodontie, je compte soigner tout le monde dans la mesure de mes capacités.

10. Quelles sont vos ambitions pour votre cabinet ?

J’espère seulement pouvoir subvenir aux besoins des patients et exercer mon art avec le plus de sincérité possible. Le docteur Tun Tun Thwe a développé une branche humanitaire dans les écoles primaires à laquelle je participe, et j’aimerais aussi m’investir dans le domaine universitaire.

Si vous souhaitez contacter par téléphone le cabinet du Dr Charles-William Carrière, vous pouvez le faire au numéro suivant : 09 254 266 828

publié le 30/06/2015

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