L’Union européenne en Birmanie

Depuis la levée des sanctions européennes en avril 2013 -à l’exception de l’embargo sur les armes- l’UE a pris un grand nombre d’initiatives afin d’encourager le processus de transition en Birmanie. Ainsi dès juillet 2013 l’UE a rétabli au profit de la Birmanie l’accès au Système de Préférences Généralisées (SPG), qui permet aux produits du pays d’accéder au marché unique européen en franchise de droits et sans contingent.

Adopté en juillet 2013, le cadre global, qui définit la politique de l’UE et l’aide apportée aux réformes jusqu’en 2015 identifie la paix, la démocratie, le développement et le commerce, ainsi que la coopération de la Birmanie avec communauté internationale comme les principaux domaines d’action.

De manière concrète, l’action européenne prend en Birmanie plusieurs formes. L’UE est un financeur important du Myanmar Peace Center, organisme engagé dans les négociations de cessez-le-feu. En février de cette année un séminaire de formation à destination de la police birmane a également été organisé par l’Union. Au total, l’enveloppe d’intervention de l’Union européenne dans le pays s’élève à 90 millions d’euros par an (sans compter les enveloppes des pays membres) sur la période 2014-2020, après 150 millions d’euros engagés en 2012-2013.

Cet engagement financier extrêmement important, qui fait de l’UE le premier bailleur de fonds en Birmanie, est porté par une volonté politique au plus haut niveau dont a témoigné la première réunion de la « Task Force » commune UE-Birmanie, qui s’est tenue du 13 au 15 novembre 2013 à Rangoun et Naypyidaw. Conduite par Catherine Ashton, haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, accompagnée de trois commissaires et d’une centaine d’entrepreneurs, la « Task Force » a pour objectif de fournir un soutien global à la transition du pays.

Cette année, deux dossiers fondamentaux structureront la relation UE-Birmanie : d’une part l’ouverture de négociations afin de conclure un accord de protection des investissements entre les deux parties. D’autre part, fin mai débutera le « Dialogue UE-Birmanie sur les droits de l’Homme », occasion pour l’UE d’engager sur le long terme une discussion approfondie avec les autorités birmanes sur la question des droits de l’Homme afin d’accompagner de manière vigilante et constructive la transition du pays tout en défendant les valeurs fondatrices de l’UE.

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[1Pour mémoire, l’UE a ouvert un bureau permanent en Birmanie en avril 2012. Il est dirigé depuis l’été 2013 par un ambassadeur de plein exercice en résidence à Rangoun, M. Roland Kobia, de nationalité belge. Outre la France, les Etats européens suivants disposent d’une représentation en Birmanie : Allemagne, Danemark, Espagne, Italie, Royaume Uni, Pologne, République Tchèque, Suède et Finlande.

publié le 06/05/2014

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