L’édito de l’Ambassadeur (Juillet 2015)

La mission qui m’a été confiée voici près de cinq ans est sur le point de s’achever. Elle est intervenue dans le cadre d’une législature historique (2010-2015) au cours de laquelle la Birmanie a connu une mutation sans précédent. Bien que la transition soit loin d’être terminée tant sur les plans politiques qu’économiques, la « normalisation » est désormais en marche. Les élections à venir ont vocation à marquer une nouvelle étape dans un processus qui restera long et complexe, mais dont le peuple birman doit plus que jamais devenir le bénéficiaire tant sont grands sa soif de liberté et ses besoins de développement.

La transformation de la Birmanie s’est accompagnée d’une diversification de ses relations extérieures à laquelle la France a largement contribué tant sur le plan bilatéral que dans le cadre européen. Mettant en œuvre dès 2011 une politique d’engagement constructif avec l’ensemble des autorités birmanes, nous avons jeté les bases d’une coopération institutionnelle solide tout en développant des relations de confiance avec les oppositions et la société civile. Les initiatives ont été multipliées au cours des dernières années pour développer des partenariats structurants (santé, éducation, agriculture, médias, culture), porter haut les valeurs défendues par la France (liberté d’expression, égalité des genres, protection de l’environnement), prolonger l’aide humanitaire par une aide au développement répondant aux attentes des Birmans, et faire prospérer nos intérêts économiques.

Si l’ambassade a souvent été à la manœuvre comme le veut l’esprit de la diplomatie globale que la France a vocation à incarner, rien n’aurait été possible sans le dynamisme et la coopération de tous ceux qui bâtissent au quotidien la Birmanie de demain et la relation franco-birmane d’aujourd’hui.

Amis birmans, communauté française -dont les effectifs ont plus que triplé en quatre ans-, O.N.G., et entreprises : je tiens à vous exprimer ici ma reconnaissance et mes remerciements. Votre mobilisation est un exemple. A la veille de prendre de nouvelles fonctions, je retiens plus que jamais de ces années birmanes la force du volontarisme, l’importance du travail en commun, et le pouvoir des convictions.

Tous mes vœux accompagnent l’avenir de la Birmanie et l’amitié franco-birmane dont je ne doute pas qu’elle continuera à prospérer.

Thierry Mathou
Ambassadeur

publié le 05/04/2016

haut de la page