L’élevage en Birmanie

L’élevage est un secteur important de l’économie birmane. Les filières bovines et aviaires sont beaucoup plus développées que les filières porcines, ovines et caprines. Selon la Myanmar Livestock Federation, le cheptel birman est composé de 18 millions de bovins, 9 millions de porcs, 5 millions d’ovins et de caprins et 150 millions de volailles dont 15 millions de poulets industriels. 80% de la volaille provient de petites fermes ou de basses-cours. En effet, en Birmanie, 70% de la population est rurale et presque tous les foyers élèvent quelques poules et et un cochon, considéré comme une épargne de précaution.

Les techniques de l’élévage restent traditionnelles et très peu mécanisées. Les élévages d’Etat ont encore besoin de technologie et d’équipements modernes, mais certaines entreprises privées utilisent des équipements modernes dans leurs usines. CP, le plus important gonglomérat agroalimentaire thaïlandais a créé une coentreprise avec une société birmane sous le nom de « CP Myanmar Co., Ltd ». Cette société forme également des coentreprises avec des petits fermiers qui se voient attribués des cochons par CP et doivent les nourrir au « CP feed ». Les abattoirs sont essentiellement concentrées autour de 3 grandes villes : Rangoun, Mandalay et Taunggyi. CP est en situation de quasi-monopole. Le groupe a introduit beaucoup de technologie et de savoir-faire dans les domaine de l’élevage et de l’agriculture (ex de la production du maïs hybride jaune qui a été un succès).

La tendance actuelle du secteur

A cause du manque de rentabilité, le Gouvernement essaie aujourd’hui de vendre toutes les fermes étatiques dirigées par la Myanmar Livestock and Feed Enterprise qui sera dissoute début 2014 afin de les privatiser pour qu’elles puissent augmenter en qualité et productivité. En ce moment même, 40 unités de fermes gouvernementales dans le pays, dont les fermes porcines de Daik Oo (20 000 têtes), de Htone Bo (4000 têtes) et de Lashio (2000 têtes), sont en cours de vente par le Comité de privatisation du Ministère de l’Economie et du Plan.

Opportunité pour les entreprises françaises

  • Besoins immédiats de développement afin de pouvoir créer une vraie industrie agroalimentaire
  • Appel à l’expertise et savoir-faire étranger pour aider à l’amélioration de la génétique animale
  • Nécessité de nouveaux équipements et de techniques d’élevage plus modernes et à grande échelle
  • Plan gouvernemental de 5 ans (2013-2018) pour moderniser le secteur bovin, notamment la production de lait, et pour créer des fermes d’élevage modernes
  • Privatisation / vente de plusieurs fermes en cours

Dans le cadre du Salon AGRI’LIVESTOCK qui se tiendra du 2 au 4 décembre 2013 au Tatmadaw Hall, un Pavillon France avec plusieurs stands français sera mis en place. L’ADEPTA et FRANCEAGRIMER en coordination avec le bureau UBIFRANCE de Rangoun organiseront le mardi 3 décembre 2013 un séminaire au Tatmadaw Hall même sur l’Offre Française en Génétique Animale et Matériel d’Elevage. Sept entreprises françaises du secteur de l’élevage participeront et présenteront leur expertise et savoir-faire.
Ce sera aussi l’occasion de signer l’accord de coopération entre le Ministère français de l’Agriculture et le Ministère birman de l’Elevage, de la Pêche et du Développement rural.
Le Bureau UBIFRANCE de Rangoun organisera également le 5 décembre une journée de visite de fermes étatitques et privées pour la délégation d’entreprises françaises.

Pour plus d’informations à ce sujet et pour obtenir la fiche marché complète sur la « Filière animale en Birmanie », contacter le bureau UBIFRANCE de Rangoun :sarah.lubeigt@ubifrance.fr

publié le 02/12/2013

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