La France et la crise dans l’état de l’Arakan

La situation des droits de l’Homme en Birmanie a connu des améliorations depuis l’amorce de la transition démocratique en 2011. Toutefois les progrès constatés sont insuffisants dans un certain nombre de domaines et la plus grande vigilance reste de rigueur. Les violences intercommunautaires qui ont frappé le pays depuis 2012, notamment dans l’Arakan, sont particulièrement préoccupantes. Le Ministère des Affaires étrangères s’est exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet.

Sur le terrain, l’Ambassade de France est particulièrement mobilisée. Elle suit de très près la situation des populations locales, notamment celle des musulmans/ Rohingyas dont elle rencontre régulièrement les représentants, et au niveau national ceux des communautés musulmanes de Birmanie. Elle mène un dialogue constant avec les autorités birmanes et avec l’ensemble des acteurs politiques et associatifs concernés par la situation dans l’Arakan, toutes communautés confondues, afin de promouvoir le dialogue et de faire prévaloir une solution politique respectueuse des intérêts et des droits fondamentaux de chacun. Elle est en contact étroit avec les O.N.G. et les agences onusiennes intervenant auprès des populations déplacées. La France apporte un soutien financier important aux acteurs humanitaires qui interviennent auprès des populations dans le besoin, tout particulièrement des musulmans/Rohingyas, majoritaires dans les camps de déplacés.

L’Ambassadeur de France s’est rendu à plusieurs reprises dans l’Arakan qui est une des cibles géographiques prioritaires de la mobilisation française en Birmanie. Fin janvier, en compagnie de plusieurs de ses collègues de l’Union européenne, il est allé une nouvelle fois à Sittwe, à Maungdaw, à Mrauk-U et à Myebon, peu de temps après l’annonce d’évènements tragiques survenus dans le nord de l’Arakan et sur lesquels la lumière doit encore être faite. Il y a rencontré les différentes parties : autorités nationales, gouvernement local, représentants des communautés musulmanes et bouddhistes, O.N.G. locales et internationales, membres de la société civile et des communautés religieuses. A tous il a rappelé le souhait de la France que les violences cessent, qu’il soit mis fin aux violations des droits de l’homme, et que le dialogue entre les communautés soit restauré. Un nouveau déplacement est envisagé dans les semaines à venir.

La mobilisation de la France se poursuivra pour que la sécurité soit à nouveau garantie à tous, que la situation humanitaire s’améliore, et qu’une solution politique durable soit trouvée dans l’Arakan. Pour ce faire, elle continuera à appeler le gouvernement birman et l’ensemble des parties prenantes à clarifier le statut des populations musulmanes/Rohingyas de l’Arakan dans le respect des droits de l’Homme et de l’état de droit.

L’engagement de la France dans l’Arakan

Dernière visite dans l’Arakan :

- Déplacement de l’Ambassadeur de France dans l’Arakan dans le cadre d’une mission européenne – 29 Janvier/1er février 2014.

- Communiqué des Chefs des missions européennes suite à la mission européenne dans l’Arakan – 5 février 2014.

Déclarations du porte-parolat du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international :

- Situation dans l’Arakan - 12 février 2014

- Violences contre le personnel humanitaire - 27 mars 2014

Travail des ONG françaises sur le terrain :

- Action contre la Faim

- Solidarités International

publié le 08/05/2014

haut de la page