Le plan de sécurité de l’Ambassade et la gestion des crises

Le plan de sécurité de l’ambassade a pour rôle de recenser les risques potentiels encourus par la communauté française résidant en Birmanie et de définir la conduite à tenir pour y faire face. En effet, la Birmanie, sans être un endroit particulièrement dangereux, est un pays où de nombreux risques sont présents :

1. Risques naturels

-  Cyclones : le terrible Cyclone Nargis de mai 2008 est encore présent dans tous les esprits. Le Golfe du Bengale est une zone cyclonique active ; les zones côtières de l’Arakan et du delta de l’Irrawaddy sont les plus susceptibles d’être touchées.
-  Séismes : la Birmanie est située sur la Ceinture alpine, qui s’étend du Maroc à l’Indonésie et qui est une des zones sismique les plus actives de notre planète. Les tremblements de terre sont fréquents dans le pays, même s’ils sont souvent mineurs et ne font que peu de victimes. Le nombre réduit de victimes pouvait jusqu’à présent être attribué au fait que le pays était majoritairement rural et que les séismes survenaient en général dans des zones faiblement peuplées. Néanmoins, l’accroissement rapide de l’urbanisation et l’absence de respect des normes parasismiques dans la construction pourrait conduire à un nombre important de victimes en cas de séisme majeur à proximité d’une zone urbaine. Le risque est le plus élevé dans la partie centrale du pays, et notamment dans les villes de Naypyidaw et Mandalay, cette dernière étant construite sur la faille majeure de Sagaing.
-  Tsunamis : même si la catastrophe de décembre 2004a fait officiellement relativement peu de victimes en Birmanie, une côte basse et la présence de nombreuses zones sismiquement actives dans la région sont des facteurs qui rendent nécessaire la prise en compte de ce risque pour les régions côtières.
-  Inondations et glissements de terrain : l’urbanisation accrue gêne l’écoulement naturel des eaux de pluie et aggrave les inondations qui se produisent régulièrement dans le pays. Les précipitations abondantes sont également susceptibles de provoquer des glissements de terrain et des coulées de boue sur les reliefs.

2. Risques technologiques et industriels

-  Accidents de transport (catastrophe aérienne, déraillement de train, naufrage, accident de la route) ;
-  Accidents industriels : avec l’ouverture du pays et son développement économique, ce risque est en augmentation (incendie, explosion, pollution accidentelle).

3. Risques sanitaires

-  Épidémies (grippe, SRAS…) ;
-  Maladies transmises par des animaux vecteurs (malaria, dengue, chikungunya, encéphalite japonaise, rage…) ;
-  Problèmes liés aux conditions sanitaires ou au sous-équipement médical.

4. Risques sécuritaires

-  Risques liés à la situation politique (émeutes, coup d’état…) ;
-  Menaces de type terroriste (attentats, enlèvements…) ;
-  Criminalité (agressions) : même si ce risque est aujourd’hui peu présent, on relève toutefois quelques cas récents de vols avec agression. La tendance actuelle semble être à la hausse pour la petite criminalité en Birmanie.

Le plan de sécurité est régulièrement actualisé pour prendre en compte l’évolution des risques et la modification de la configuration de la communauté française installée en Birmanie. Tous les ans, ce plan est présenté et discuté lors de la réunion du comité de sécurité qui réunit, sous la présidence de l’ambassadeur, des agents de l’ambassade, des représentants de la communauté française et d’entreprises françaises implantées en Birmanie, les directeurs des écoles françaises, le médecin conseil de l’ambassade, ainsi que des représentants d’agences de voyages et d’ONG.

En cas de crise survenant dans le pays, il est indispensable que l’ambassade puisse identifier et localiser rapidement les ressortissants français concernés, de façon à pouvoir communiquer avec eux et informer leurs proches et à pouvoir les assister, les regrouper ou les faire évacuer si nécessaire. C’est pour cela qu’il est important pour tout citoyen français établi à l’étranger de s’enregistrer auprès de l’ambassade et de veiller ensuite à informer l’ambassade de tout changement concernant sa situation personnelle (déménagement, changement de numéro de téléphone, d’adresse de courriel ou modification de la composition de la famille).

Le nombre de Français enregistrés auprès de cette ambassade est passé de 300 en janvier 2013 à 575 au 20 août 2014. De façon à pouvoir interagir plus facilement avec cette communauté en accroissement rapide, il a été décidé de la répartir en six îlots.

Chaque îlot dispose d’un chef d’îlot et d’un adjoint. Tous deux sont volontaires et choisis parmi les Français résidant dans le périmètre de l’îlot. En cas de crise, le chef d’îlot est le relai entre l’ambassade et la communauté française résidant dans l’îlot. L’adjoint assiste le chef d’îlot et le remplace en cas d’absence.


Vous pouvez vous rendre sur le portail « Mon Consulat » pour connaître le nom et les coordonnées de votre chef d’îlot ou pour indiquer les coordonnées des personnes à prévenir en cas d’urgence (onglet « Mes données de sécurité »), ainsi que pour actualiser vos coordonnées en cas de changement (onglet « Mes données personnelles »). Pour plus d’informations sur la conduite à tenir en situation de crise, vous pouvez également consulter le Guide de sécurité

publié le 03/04/2015

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