Levée des restrictions à la pleine participation de la Birmanie aux activités de l’Organisation internationale du travail

(Déclaration de M. Bernard Valero, porte-parole, le 14/06/2012 )

La France se félicite de la décision prise hier par la Conférence internationale du travail de lever les restrictions à la pleine participation de la Birmanie à ses activités. Ces restrictions étaient appliquées depuis 1999 en raison du recours généralisé au travail forcé.

Cette décision, que la France a soutenue, va permettre une pleine association de la Birmanie aux travaux de l’Organisation internationale du travail (OIT) et la mise en oeuvre de programmes de coopération en soutien au développement économique, politique et social en cours dans le pays. L’OIT a récemment dépêché en Birmanie une première mission d’évaluation, qui y a effectué un travail remarquable.

Cette levée des restrictions a été rendue possible par les progrès réalisés depuis un an par la Birmanie, sous l’impulsion du Président Thein Sein, dans les domaines des droits sociaux. Ceux-ci sont illustrés notamment par l’adoption de législations reconnaissant le droit syndical et le droit de grève, ainsi que par l’accord entre le gouvernement birman et l’Organisation internationale du travail, signé en janvier 2012, en vue de l’élimination complète du travail forcé d’ici la fin 2015.

C’est dans ce contexte, et comme symbole du chemin parcouru, que Mme Aung San Suu Kyi doit intervenir aujourd’hui, à Genève, lors de la clôture de la Conférence internationale du travail.

La Birmanie doit désormais veiller à l’application rigoureuse des nouvelles législations, notamment en matière de droit syndical, et de ses engagements en matière de travail forcé. La France invite la Birmanie à continuer sur le chemin engagé en ratifiant les grandes conventions de l’OIT et en prenant des mesures fortes pour lutter contre le travail des enfants.

De façon plus générale, la France appelle la Birmanie à répondre aux problèmes qui demeurent, notamment la situation des minorités ethniques et le maintien en détention d’un certain nombre de prisonniers politiques.

publié le 14/06/2012

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