Participation de la France au « Myanmar Cooperation Development Forum »

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La France a participé au « Myanmar Development Cooperation Forum » les 7 et 8 février derniers.

Les relations bilatérales entre la France et la Birmanie ayant connu un essor remarquable ces dernières années, toute l’équipe du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) était présente, et a ainsi participé à la totalité des ateliers thématiques organisés dans le cadre du Forum. Cette implication remarquée a permis de réaffirmer de façon constructive les liens de confiance récemment tissés avec l’administration birmane.

Le gouvernement birman a envoyé des signes encourageants à la communauté internationale, qui témoignent de son implication effective dans des réformes qui ne sont pas encore achevées mais dont il attend beaucoup. Le Président U Thein Sein lui-même a souligné à plusieurs reprises l’interdépendance du développement économique et des progrès en matière de gouvernance et de respect des Droits de l’Homme. De même, plusieurs ministres ont insisté sur l’importance d’un développement qui associe davantage les organisations de la société civile et qui profite au plus grand nombre.

Ce volontarisme en faveur d’un développement inclusif – souligné par l’intitulé « Focusing Towards Future Inclusive Development » - est en parfaite adéquation avec les projets récemment mis en place par la France dans le cadre de sa coopération. Depuis 2012, l’ambassade dispose d’un « Fonds Social de Développement » (FSD) de 500 000 Euros sur trois ans, qui permet de financer des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations tout en renforçant les capacités des acteurs locaux.

Les axes prioritaires identifiés sont les suivants :

  • le renforcement des capacités locales en matière de production agricole ;
  • la protection de l’environnement en vue de parvenir à un développement durable responsable ;
  • un encouragement donné aux initiatives concrètes en matière d’éducation ;
  • le renforcement de l’autonomisation de la société civile dans le secteur de la santé ;
  • la valorisation des droits fondamentaux avec une priorité donnée à la démocratie locale et à la liberté d’expression.

Par ailleurs, la France était également représentée à travers la Délégation de l’Union Européenne, dont la programmation de l’aide, à hauteur de 150 millions d’euros par an sur la période 2014-2020, fait de la Birmanie le 2ème récipiendaire de l’aide européenne. Une partie conséquente de ces financements est destinée aux progrès en matière de gouvernance et à la défense des droits des minorités. La France, dont le statut de patrie des Droits de l’Homme a été réaffirmé localement grâce à une orientation efficace du FSD, est aujourd’hui positionnée de façon optimale pour intégrer les consortiums européens.

publié le 07/04/2016

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