Point sur la situation économique de la Birmanie – janvier 2014

Les services du FMI viennent de terminer une mission d’évaluation de la situation économique de la Birmanie. Ils soulignent les points suivants :
La croissance économique s’avère plus élevée qu’anticipée. Elle est maintenant évaluée à 7,5 % pour l’année 2013/14 (01/04/2013-31/03/2014) soit 0,7 % de plus que le chiffre annoncé en octobre dernier. Les services et l’industrie expliquent cette croissance, d’autant plus remarquable que l’Asie en général obtient des performances moins bonnes que celles des dernières années.

Le déficit du budget est un peu inférieur à 5 %, qui est la limite fixée pour assurer un équilibre entre le financement du développement du pays et la soutenabilité de son endettement. Le déficit est de moins en moins financé par la création monétaire, ce qui réduit la pression sur l’inflation.

C’est néanmoins le chiffre de l’inflation qui apparaît comme le moins bon du tableau. Elle sera de 6 % en moyenne cette année. Le glissement de la parité du Kyat a renchéri le prix des produits importés, notamment les produits pétroliers, avec un impact sur presque tous les coûts dès lors que le prix des transports, notamment de marchandises augmente.

Le commerce extérieur est déséquilibré en défaveur de la Birmanie, mais dans des proportions qui sont à peu près compensées par l’investissement étranger et les recettes des services, en particulier le tourisme dont les taux de croissance sont une fois de plus impressionnants. (le nombre de visiteurs étrangers pour 2013 n’est pas encore connu mais sa croissance par rapport à 2012 devrait être proche de 50 %).

Les points qui préoccupent le FMI demeurent la capacité en ressources humaines et en compétences de l’administration des finances, y compris la Banque Centrale, qui, forte de la réforme qui l’a rendue autonome, doit développer ses capacités en matière de politique monétaire et de supervision du système financier.

L’économie de la Birmanie demeure fragile, mais paraît avancer sur de bons rails. Le FMI a en tous cas exprimé une appréciation positive de la gestion du « Programme de référence » conclu l’année dernière dans le contexte des annulations de dettes convenues en Club de Paris. L’appui du FMI est fondamental dans le contexte des capacités limitées du pays. De leur côté, les autorités birmanes se félicitent de l’excellent relation qu’elles entretiennent avec le Fonds.

publié le 28/01/2014

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