Portraits de deux stagiaires birmanes ayant assisté à un cycle de formation de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) (Cycles internationaux spécialisés CISAP)

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De gauche à droite : Sans Sandar Win et May Thazin Tun

San Sandar Win et May Thazin Tun se sont rendues en France du 1er au 12 décembre pour participer, avec plus de 35 autres fonctionnaires issus principalement des pays africains, à une session de perfectionnement intensif consacré au thème de la communication et la diplomatie, organisé par l’Ecole Nationale d’Administration. Formation dédiée aux fonctionnaires d’administrations étrangères, cadres de grands services publics, d’entreprises publiques ou assimilés, elle est réservée à des professionnels justifiant de trois ans d’expériences. Elle propose à ces derniers de découvrir les potentialités offertes par les nouveaux médias, leur utilité dans l’exercice de la diplomatie ou encore les techniques et les compétences nécessaires pour optimiser l’usage de ces nouveaux moyens de communication.

Toutes deux jeunes fonctionnaires au sein du Ministère des Affaires Etrangères, elles ont ainsi pu échanger avec leurs homologues sur l’usage des outils de communication (les supports traditionnels de la communication écrite, ceux propres au métier diplomatique, les nouveaux médias de l’ère 2.0) le rôle des services de communication au sein de l’administration ainsi que leur relation avec les médias.

Agées de 26 et 24 ans, les deux jeunes femmes ont intégré le MAE birman depuis peu. May Thazin Tun y travaille depuis mars 2011 alors que Sans Sandar Win n’a que deux ans d’ancienneté. Désireuses d’apprendre et peu expérimentées dans le domaine de la communication, elles ont pu, dans le cadre de cette formation, échanger avec d’autres fonctionnaires plus chevronnés et découvrir les méthodes pratiquées dans d’autres pays.

Ce séjour parisien a également été l’occasion pour May Thazin Tun de renouer avec la pratique de la langue française. Ancienne élève de l’Alliance Française de Rangoun et diplômée d’une licence de français, elle a ainsi utilisé des connaissances linguistiques auxquelles elle fait rarement appel dans le cadre de ses fonctions actuelles.
Reçue par l’ambassadeur de France en Birmanie, M. Thierry Mathou, à l’issue de leur séjour parisien, les deux jeunes fonctionnaires ont effectué un bilan positif de leur formation. Désireuse de cultiver sa connaissance du français, May Thazin Tun a également manifesté son intérêt pour effectuer un nouveau séjour de formation d’une durée plus longue en France.

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L’ambassadeur de France, M. Thierry Mathou et les deux stagiaires CISAP

Jeunes recrues de la diplomatie, San Sandar Win et May Thazin Tun ont reconnu la forte féminisation des rangs de l’administration birmane tout en expliquant que les postes à responsabilité restaient largement dominés par la gent masculine. Évoquant les postes d’ambassadeur, les deux stagiaires ont ainsi indiqué que la Birmanie ne comportait à l’heure actuelle qu’une femme chef de poste (nommée à Brunei). Sans être l’objet de discriminations dans le milieu de la haute administration, les femmes ont bon espoir d’évoluer à l’avenir vers des postes à plus forte responsabilité. C’est la conviction défendue par San Sandar Win qui considère que leur sous-représentation dans les postes décisionnels n’est que conjoncturel.

publié le 11/03/2015

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