La France en Birmanie Ambassade de France à Rangoun
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Relations culturelles, scientifiques et techniques

En 2011, notre enveloppe globale de coopération s’élève à 350 000 euros. Une grande partie de ces crédits est consacrée à la coopération culturelle et linguistique via le l’Institut français de Birmanie.

  • L’Institut français de Birmanie, qui a succédé à l’Alliance française de Rangoun fondée en 1961 et intégré certains secteurs de compétence relevant auparavant du Service de coopération et d’action culturelle, constitue la pièce maîtresse du rayonnement culturel et linguistique de la France en Birmanie. Il offre une grande variété de cours à plusieurs centaines d’étudiants, dispose d’une médiathèque proposant plus de 11.000 livres, 1.300 DVD de films et 800 CD musicaux et organise de nombreuses manifestations artistiques.


    Le Concours National de la Chanson Française, la Fête de la Musique ou le Festival de photo de Rangoun constituent quelques exemples des rendez vous annuels proposés par l’Institut français de Birmanie qui ambitionne non seulement d’élargir le champ des manifestations culturelles françaises proposées au public birman mais aussi de multiplier les occasions d’échange et d’interaction entre artistes français et birmans. Lieu unique à Rangoun, l’Institut français de Birmanie est également ouvert aux coopérations avec des pays tiers. De nombreux autres pays, notamment européens, s’y associent à la France pour organiser un large éventail de rencontres et manifestations.

    Ce dispositif culturel et linguistique est complété, dans la deuxième ville du pays, par le Centre français de Mandalay créé en 2002 et installé dans l’enceinte du YMCA. Le Centre propose des cours à environ 150 étudiants différents.

  • La France entretient avec la Birmanie une relation ancienne en matière de coopération médicale, qui s’est traduite par la mise en place de jumelages entre hôpitaux français et birmans, par le soutien d’ONG et par des offres de formation en France de médecins birmans notamment en matière de lutte contre le VIH/Sida.

  • Les échanges universitaires entre la France et la Birmanie restent encore limités. Le développement de la coopération entre établissements d’enseignement supérieur français et birmans est rendu difficile en raison notamment du retard considérable accumulé par le système birman et d’une très nette différence de niveau entre les deux pays. A ce stade, la coopération la plus importante porte sur le secteur de l’enseignement du français : bourses et stages estivaux sont offerts à des professeurs birmans de français et, pour la première fois depuis 1980, l’Université des Langues étrangères de Rangoun accueille depuis la rentrée 2009-2010 une lectrice française. Cette coopération devrait se renforcer dans les prochaines années. Des missions académiques françaises en droit et en économie impliquent côté birman l’Université de Rangoun et l’Institut d’Économie. Il s’agit de la première étape de coopérations plus renforcées, qui pourraient prendre la forme d’invitations de professeurs birmans, de la mise en place de modules d’enseignement à distance et, si les conditions sont favorables, de la délivrance d’un diplôme universitaire. La mise en place d’un système d’équivalences entre les diplômes est en revanche un objectif de long terme. De manière générale, l’ambassade souhaite encourager une plus grande mobilité étudiante, y compris dans le cadre du programme européen de mobilité « Erasmus Mundus ».

  • La recherche française, dans les domaines de l’archéologie, de la paléontologie et des sciences sociales en général, jouit d’une image reconnue. Chaque année, la Délégation Régionale pour la coopération (DREG), désormais basée à Jakarta, permet d’offrir à des étudiants birmans des formations supérieures dans des centres régionaux ou des pôles d’excellence d’autres pays de la zone soutenus par la France (Asian Institute of Technology, Centre d’innovation franco-thaï etc). L’ambassade souhaite également valoriser la recherche française dans le domaine de la santé, concernant notamment les pandémies comme le SIDA, la tuberculose, les hépatites, la malaria et les nouvelles souches virales à potentiel épidémique.

  • Depuis 2008 l’Ambassade dispose d’un programme d’appui à la société civile, doté d’environ 70000 € par an, qui permet de soutenir chaque année une douzaine d’initiatives locales dans des domaines aussi divers que l’éducation, la santé publique, l’eau et l’assainissement.

    Pour en savoir plus consulter le site www.afrangoun.org qui sera prochainement remplacé par un site rénové consacré à l’Institut français de Birmanie.

publié le 11.03.2011

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