La France en Birmanie Ambassade de France à Rangoun
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Relations politiques

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Daw Aung San Suu Kyi en compagnie de l’Ambassadeur Thierry Mathou
  • La France a toujours considéré que la Birmanie était un pays important en Asie du Sud-Est. Depuis les élections de 1990, nous n’avons eu de cesse, avec nos partenaires de l’Union européenne, d’appeler à la reprise d’un processus politique permettant, par le dialogue, de parvenir à la réconciliation nationale et à l’établissement de la démocratie. Dans cette perspective, nous avons très largement fait nôtre le combat de Daw Aung San Suu Kyi. qui a été décorée des insignes de Commandeur de la Légion d’honneur le 15 janvier 2012 à la Résidence de France à Rangoun. (Lire les textes de l’allocution du Ministre et de Daw Aung San Suu Kyi).

  • La France avait regretté que les élections du 7 novembre 2010 n’aient été ni libres ni pluralistes. Plus de 2100 personnes, parmi lesquelles Mme Aung San Suu Kyi, étaient encore maintenues en détention pour leurs convictions politiques. Les droits de l’opposition n’ont pas été respectés. Le Président de la République et le Ministre des Affaires étrangères et européennes s’étaient réjouis, le 13 novembre 2010, de la remise en liberté de Mme Aung San Suu Kyi.

  • 2011 a été l’année de la transition pour la Birmanie, une transition marquée par une série de gestes positifs que la France a régulièrement salués : le 19 août à l’occasion de la rencontre entre le président Thein Sein et Daw Aung San Suu Kyi qui a consacré au plus haut niveau un processus de discussions qui n’a pas cessé depuis ; le 11 octobre après la libération de nombreux prisonniers de conscience, notamment de l’artiste Zarganar ; le 17 octobre après la signature par le président Thein Sein de la loi sur l’organisation du travail adoptée par le parlement qui reconnaît aux Birmans le droit de faire grève et de se syndiquer librement ; le 20 novembre et le 13 décembre après la décision de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) de participer au jeu politique suite à l’amendement à la loi sur l’enregistrement des partis politiques qui permet désormais à la LND de participer aux élections législatives partielles dont la date vient d’être fixée au 1er avril. La France a également présenté ses condoléances aux autorités et au peuple birman au lendemain du tragique incendie et de l’explosion qui ont fait de nombreuses victimes le 29 décembre dans la banlieue de Rangoun.

  • Le climat politique entourant la relation franco-birmane a progressivement changé. En mai 2011 la France a été le premier pays occidental à envoyer une délégation parlementaire en Birmanie après le changement de gouvernement. L’Ambassadeur chargé des droits de l’Homme a pu constater en novembre 2011 les évolutions survenues dans le pays depuis sa première visite en 2010. La France, qui a été particulièrement active dans le cadre de sa présidence locale de l’Union européenne -1er juillet-31 décembre 2011- a souhaité qu’une réflexion soit engagée au sein de la communauté internationale, et notamment par l’Union Européenne, afin d’envisager, dans un esprit constructif, les réponses que nous pourrions apporter aux évolutions en cours en Birmanie.

  • Une étape historique a été franchie en janvier 2012. M. Alain Juppé, alors Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères et européennes s’est rendu en Birmanie du 14 au 16 janvier 2012. Cette visite historique – la première d’un ministre des Affaires étrangères français en Birmanie, et la première visite ministérielle française depuis 1988 – a été rendue possible par le processus de réformes politiques engagée en 2011. Le ministre d’État a encouragé le président Thein Sein et les autorités birmanes à poursuivre et à amplifier ce mouvement, en prenant des mesures concrètes en faveur de la réconciliation nationale, des droits de l’homme et des minorités et de la démocratisation. Tout en saluant les réformes mises en œuvre depuis plusieurs mois, le ministre d’État a souligné l’importance que la France attache à ce que :

    - les prisonniers politiques encore en détention soient libérés sans délai et sans conditions ;

    - les élections législatives partielles, prévues le 1er avril 2012, se tiennent dans des conditions conformes aux pratiques démocratiques ;

    - des accords puissent être signés avec les groupes ethniques qui garantissent l’unité de la Birmanie et le respect des droits des minorités, que les organisations humanitaires puissent accéder aux populations et que puisse s’engager un dialogue politique entre le gouvernement et les groupes concernés.

    Par ailleurs, le ministre d’Etat avait indiqué que la France allait travailler avec ses partenaires de l’Union européenne à une levée, étape par étape, des sanctions en fonction des progrès constatés. Il avait également annoncé que la France triplerait son aide bilatérale en la ciblant sur l’aide humanitaire et d’urgence, le développement des relations culturelles, et le soutien aux ONG et à la société civile birmane. Enfin, il avait indiqué que la France allait examiner la possibilité de permettre à l’Agence française de développement (AFD) d’intervenir dans le pays, ce qui est le cas depuis mars 2012.

  • Convaincue que l’Union européenne a un rôle positif à jouer dans l’émergence du dialogue national qu’elle appelle de ses vœux, la France a œuvré activement à l’élaboration de la position commune de l’Union européenne sur la Birmanie et a soutenu la levée des sanctions décidée par le Conseil européen le 22 avril 2013.

  • A l’ONU, la France a activement oeuvré à la création du « groupe des Amis de la Birmanie » et est particulièrement mobilisée dans le suivi de la question birmane.
    La France à l’ONU

  • En juin 2012, la France a accueilli Aung San Suu Kyi à l’occasion de la visite historique qu’elle a effectuée en Europe. Elle a été reçue à cette occasion par le Président de la République, les Présidents des deux assemblées et le Ministre des Affaires étrangères.
    Daw Aung San Suu Kyi et M. François Hollande, Président de la République
    Daw Aung San Suu Kyi et M. François Hollande, Président de la République

    Daw Aung San Suu Kyi et M. François Hollande, Président de la République

    Mme Aung San Suu Kyi avec M.François Hollande, Président de la République
    Mme Aung San Suu Kyi avec M.François Hollande, Président de la République

    Mme Aung San Suu Kyi avec M.François Hollande, Président de la République

    Daw Aung San Suu Kyi avec M. François Hollande, Président de la République
    Daw Aung San Suu Kyi avec M. François Hollande, Président de la République

    Daw Aung San Suu Kyi avec M. François Hollande, Président de la République

    Daw Aung San Suu Kyi aux côtés de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères
    Daw Aung San Suu Kyi aux côtés de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi aux côtés de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Arrivée de Daw Aung San Suu Kyi aux côtés de M. Thierry Mathou, accueil de M. François Zimeray, ambassadeur chargé des droits de l’Homme
    Arrivée de Daw Aung San Suu Kyi aux côtés de M. Thierry Mathou, accueil de M. François Zimeray, ambassadeur chargé des droits de l'Homme

    Arrivée de Daw Aung San Suu Kyi aux côtés de M. Thierry Mathou, accueil de M. François Zimeray, ambassadeur chargé des droits de l’Homme

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Claude Bartolone Président de l’Assemblée Nationale
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Claude Bartolone Président de l'Assemblée Nationale

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Claude Bartolone Président de l’Assemblée Nationale

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères
    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

    Daw Aung San Suu Kyi et M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

  • La France qui soutient l’ensemble des démocrates en Birmanie, a également entrepris de développer une relation constructive avec le nouveau gouvernement et avec le parlement birman. Le groupe d’amitié "Asie du Sud-Est" du Sénat a effectué une visite officielle en Birmanie en septembre 2012. Les échanges croisés se multiplient.

publié le 08.05.2013

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