Symposium final sur le projet ECOMORE

La croissance démographique et le développement économique que notre planète connaît actuellement s’accompagnent de profondes modifications des écosystèmes naturels. Ces modifications peuvent entraîner la rupture de certains équilibres écologiques, avec des conséquences sur les maladies infectieuses humaines.

L’Asie est le continent qui connaît aujourd’hui le développement économique le plus rapide. En Asie du Sud-Est, les pays les moins avancés comme le Laos, le Cambodge ou la Birmanie, qui étaient encore à l’écart de cette dynamique récemment, sont maintenant entraînés dans une croissance qu’ils maîtrisent d’autant moins qu’elle est impulsée pour une grande part par leurs voisins plus avancés, au premier rang desquels la Chine. Dans ce contexte, la prise en compte des externalités négatives, environnementales ou sociétales, par des pays en pleine mutation, est très difficile.

Le projet ECOMORE (ECOnomic development, ECOsystem Modifications, and emerging infectious diseases Risk Evaluation), financé par l’Agence française de développement (AFD) et coordonné par l’Institut Pasteur, concentre son action sur quatre pays d’Asie du Sud-Est : Cambodge, Laos, Vietnam et Birmanie.

La spécificité de son action est l’étude du lien entre croissance économique et émergences infectieuses en présentant des programmes spécifiques à chacun des pays cibles. En Birmanie, ECOMORE assiste le National Health Laboratory (NHL) dans la mise en place d’un programme de lutte contre les maladies respiratoires infectieuses. Il s’agit de faciliter les diagnostics grâce à un matériel plus adapté, du personnel formé aux outils et des méthodes de surveillance coordonnées à l’échelle nationale.

Le projet a été lancé en 2013 et touchera à sa fin d’ici la fin de l’année 2016.

publié le 16/11/2016

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