Numéro spécial photo :Le Festival de photojournalisme "Visa pour l’image"

Devenu le plus grand festival international de photojournalisme, accueillant un large public (près de 230 000 entrées) et réunissant près de 3 000 accrédités (photojournalistes, agences de photo, presse, professionnels de la photo), Visa pour l’image a lieu tous les ans à Perpignan, dans le sud de la France, durant la première quinzaine de septembre, et permet à une profession dispersée de dresser une fois par an un état des lieux.

Fondé en 1989, année du 150e anniversaire de la photographie, et baptisé Visa pour l’image, "l’idée était de faire un festival photo complètement dédié au photo journalisme, il n’y en avait pas" (J.-F. Leroy, directeur fondateur).

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Rencontres du grand public avec les photographes

Point de convergence des photographes du monde entier, qui peuvent y évoquer leurs problématiques du moment et débattre de l’avenir de la profession. Le public peut y découvrir ce que signifie le travail de photojournaliste au quotidien : choix des sujets, logistique, difficultés inhérentes à certains reportages…

Photojournalisme et culture

Le festival participe au passage du photojournalisme du champ des médias à celui de la culture. Une trentaine d’expositions – reportages ou anthologies d’un photographe abordant une grande variété de sujets – sont présentées dans les lieux patrimoniaux de la ville, autant de joyaux architecturaux où les images exposées et les projections en plein air prennent toute leur ampleur artistique. Des conférences et des rencontres internationales sont également organisées pendant le festival ainsi que des soirées de projection. Les soirées de Visa pour l’Image retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée. Chaque soir, les projections débutent par une « chronologie » retraçant deux mois d’actualité de l’année écoulée. Sont ensuite développés différents sujets et points de vue liés aux faits de société, aux conflits, ceux dont on parle et ceux que l’on tait, aux différents constats de l’état du Monde. Visa pour l’Image propose aussi des « rétrospectives », retour sur des faits ou des personnalités majeurs de l’Histoire.

Palmarès, édition 2012

Lors de ces soirées, les prix prestigieux de Visa pour l’image sont également remis aux photographes mondiaux en récompensant les meilleurs reportages et les meilleures photos de la presse quotidienne. Des directeurs photos de réputation internationale sélectionnent parmi tous les sujets vus dans l’année (publiés ou non) quatre noms pour le Visa d’or News et quatre noms pour le Visa d’or Magazine. Un deuxième jury se réunit à Perpignan pour désigner les lauréats.
Cette année, la 24ème édition Visa pour l’Image qui a eu lieu en septembre dernier a remis son palmarès dans onze catégories.

Le Visa d’or Magazine a été remis en septembre 2012 à Stephanie Sinclair / VII, pour son travail sur ces petites filles que l’on marie en Ethiopie, au Yémen, en Afghanistan, au Népal et en Inde.

Le Visa d’or News a été remis à Eric Bouvet pour le Figaro Magazine, pour son travail sur Bab al-Azizia (Libye), réalisé lors de la prise de la caserne fortifiée de Mouammar Kadhafi, le 23 août 2011.

Chaque année également depuis 1990, le Visa d’or de la Presse Quotidienne récompense les meilleures photographies de l’année parues dans un quotidien de la presse internationale. Ce prix s’adresse à toutes les rédactions des quotidiens du monde.
Le Visa d’or de la Presse Quotidienne a été décerné cette année à Tomas Munita pour son travail paru dans The New York Times sur la Syrie.

Le festival Visa pour l’image, grâce à une programmation très ouverte aux différents tendances du photoreportage, a reussi à s’imposer dans les médias comme la référence culturelle en matière de photojournalisme. Les plus célèbres photographes du monde entier se donnent rendez-vous à ce festival.

Pour en savoir plus : www.visapourlimage.com

publié le 31/01/2013

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